Économie du Bénin

À l’instar de la majorité des pays en voie de développement, le Bénin est un pays à économie extravertie avec des politiques économiques essentiellement tournée vers les aides et les subventions extérieures. Cependant, le Bénin dispose également de ressources propres à lui et d’une productivité annuelle fort peu négligeable. L’économie du pays revêt plusieurs aspects entre le formel, l’informel et les différents secteurs d’activités du domaine économique. Voici un petit point sur l’économie du pays du coton.

Les différents secteurs d’activité de l’économie

L’économie du Bénin semble être largement influencée par sa position géographique dans la nord-ouest de l’Afrique à côté du géant Nigéria. Le commerce y est donc fortement développé, mais ce n’est pas forcément de la meilleure des manières et dans le bon sens. Nous allons étudier de façon distincte les trois différents secteurs de l’économie béninoise.

Le secteur primaire :

En 2011, le secteur primaire du pays représentait environ 32 % de l’économie nationale. Aujourd’hui, il ne représente plus que 25 % selon les chiffres et les statistiques de la Banque Mondiale. Si le coton est le fer de lance de l’agriculture au Bénin, il a été apporté que seulement 20 % des terres arables au Bénin sont exploitées à nos jours.

Le Coton est au début et à la fin de l’économie béninoise. En effet, il est produit en grande quantité selon une campagne annuelle. Une petite partie de la production est utilisée en interne, mais la majorité des recettes est orientée vers l’exportation.

Autrefois très développée, la culture du palmier à huile s’est malheureusement estompée aujourd’hui. La culture de la noix de cajou, de l’arachide, du manioc, de l’igname et du maïs est également un peu développée.

Le secteur secondaire

Ce secteur est clairement le moins développé, car il ne représente que  13 % du PIB (2011). Les seules industries dignes d’intérêt sont celles du ciment, de l’agroalimentaire, du BTP, de la brasserie et sensiblement du textile.

Le secteur tertiaire

Le tertiaire est le poumon de l’économie béninoise. Il représente à lui seul plus de 50 % du PIB du pays même s’il est en majeur parti dominé par le secteur informel. Selon des chiffres de la banque mondiale, près de 55 % de la population active béninoise évolue dans l’informel. Toute l’économie repose donc sur le commerce. Avec une balance commerciale déficitaire, le pays est bien plus centré sur les importations de produits et à la limite la réexportation vers le Nigéria.

Ressources et indicateurs économiques

Le pays dispose de quelques ressources minières, mais elles sont assez mal exploitées en général. Si une quantité menue de pétrole avait été extraite, il y a bien des années, l’exploitation de gisement continue toujours, mais sans de grands résultats pour le moment.

Après avoir atteint  4 % en 2016, la croissance du PIB devrait passer à 5,4 % en 2017 selon les prévisions. L’activité économique connaît elle aussi une croissance relative, mais sereine. La production cotonnière a atteint 347.000 tonnes en 2016 pour 269.218 tonnes en 2016, la production industrielle devrait atteindre 7,2 % en 2017 contre 4,2 % l’an passé.

Le tourisme au Bénin

Le Bénin est un pays doté d’un paysage naturel riche et très diversifié. De plus, l’histoire de ce pays est très intéressante notamment à cause de l’époque coloniale et des révolutions. Tout cela fait du Bénin une source d’attraction privilégiée par les touristes en Afrique de l’Ouest. Le tourisme béninois constitue à lui tout seul la deuxième source nationale d’entrées de devises et c’est un secteur qui emploie une panoplie de monde. Un focus sur le tourisme de ce pays s’avère d’opportunité.

Le tourisme béninois et l’histoire

L’un des plus grands moteurs du tourisme béninois est bien évidemment l’histoire. Comme on le disait plus haut, l’époque coloniale, les résistances et les résistances postcoloniales sont autant de facteurs qui ont laissé au Bénin des sites touristiques de grande valeur très fréquentés de nos jours.

On pense par exemple aux multiples sites de la ville de Ouidah qui est considérée comme la ville touristique par excellence du pays. Beaucoup s’accordent à la désigner comme capitale historique du Bénin. On peut y visiter des sites comme la célèbre porte du non-retour qui symbolise le départ sans retour possibilité des esclaves qui étaient vendus pendant la période de la traite.

On peut également y visiter d’anciens palais royaux, d’anciennes artilleries des royaumes du bénin. La plage de Ouidah est également l’une des plus fréquentées du pays, car elle regorge d’une panoplie de vestiges culturels, historiques et touristiques. Hormis la ville de Ouidah, certaines villes comme Abomey sont aussi très prisées pour leur histoire.

Il faut dire que le foyer même de la royauté se trouve à Abomey où plusieurs très populaires comme Ghézo, Glèlè, ou encore le grand et célèbre Béhanzin. Aussi, la ville de Porto-Novo, la capitale du pays, est le témoin vivant de l’administration coloniale même. Son architecture en elle-même est déjà d’une grande importance touristique sans parler des nombreux bâtiments, places et monuments qui en font une destination touristique intéressante.

L’écotourisme au Bénin

Le Bénin regorge d’innombrables atouts naturels dignes d’être visités et ils le sont d’ailleurs. On en retrouve un grand nombre dans la partie septentrionale du pays. On pense notamment au grand parc de la Pendjari très célèbre pour sa richesse faunistique et floristique. Vous pourrez y observer et découvrir de grands animaux d’Afrique comme les éléphants, les buffles, les lions ou encore les hippopotames.

La fameuse chaîne de l’Atacora  constitue également une attraction de haut niveau. Avec son relief particulier et rare, elle attire beaucoup de touristes. Le parc W est également très riche en faunes. Des paysages naturels comme les chutes de Kota ou de Tanougou sont également très visités. Plus au Sud, la grande vallée de l’Ouémé, la deuxième au monde, est un vrai régal pour les yeux.

Vous avez des mangroves, des forêts claires, des forêts-galeries, des savanes arborées un peu partout qui nourrissent ce paysage de choix. Si vous êtes plutôt lacustre, les villages de Ganvié ou des Aguégués se feront un plaisir de vous accueillir avec des paysages lacustres très coquets.

Stratégie de réduction de la pauvreté au Bénin

Les pays du tiers monde sont en grande majorité gangrénés par un mal qui ne cesse de sévir depuis bien des siècles : la pauvreté. Le Bénin, pays de l’Afrique occidentale n’étant pas épargné par le phénomène de la pauvreté, de multiples efforts sont fournis et des stratégies mises en œuvre chaque jour pour lutter contre la pauvreté et contribuer à son éradication en passant par une réduction considérable et efficace.

Si les résultats ne sont pas tout le temps forcément palpables, des avancées notables sont enregistrées malgré la difficulté de l’enjeu et les multiples obstacles qui se dressent devant les programmes mis en place par les différents acteurs du développement.

Les programmes de réduction de la pauvreté au Bénin

Depuis l’apparition du PAS (Programme d’ajustement structurel), plusieurs mesures diverses ont été prises dans l’optique de l’amélioration de l’accès des plus démunis aux services d’aide et de soutien de base. On a donc assisté au fleurissement d’une panoplie de structures d’aide aux plus pauvres, de soutien aux entreprises, etc. C’est ainsi que les premières structures de micro-finance sont apparues à l’instar du PADME  ou encore du PAPME.

Ces différents programmes ont permis de favoriser l’essor et le développement de plusieurs projets d’entreprise et de réduire un tant soit peu la pauvreté dans le pays. Quelques années plus tard, le gouvernement a décidé d’élargir la réduction de la pauvreté à des dimensions bien plus physiques comme le social et l’urbanisme. Dans le domaine social, le Programme National de Développement Communautaire, le programme National de la Dimension Sociale du Développement ou encore le Plan d’Orientation Nationale ont joué un rôle crucial dans la réduction de la pauvreté sociale. Pour ce qui en est du domaine urbain, l’AGETUR a été mise sur pied pour s’occuper des constructions d’utilité publique.

Les programmes les plus en vogue sont certainement les SCRP 1 et 2 : les Stratégies de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté. Tous ces programmes s’associent aux initiatives privées, non gouvernementales, régionales et mondiales pour lutter efficacement contre la pauvreté au Bénin. Le financement de ces stratégies est d’ailleurs le plus souvent basé sur les aides et subventions extérieures qui contribuent majoritairement au budget consacré à cette branche du développement.

Les résultats de ces stratégies de réduction

Selon un rapport publié par l’INSAE en 2013, les conditions de vie des ménages au Bénin se seraient améliorées considérablement entre 2006 et 2011. Si la pauvreté monétaire pour sa part ne s’améliore pas et semble même augmenter, le niveau de vie des Béninois semble s’améliorer bien que lentement. La preuve est que l’IDH (Indice de Développement Humain) du Bénin a connu une augmentation de 90 % en 34 ans selon les statistiques de « Human Development Report ».

De nouvelles stratégies de réduction de la pauvreté sont notamment mises en œuvres. Si certaines sont toujours à l’étape de projet, d’autres sont déjà en cours comme le projet « Alafia 2025 » et le volet social du PAG (Programme d’Action du Gouvernement) du gouvernement actuel.

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https://www.imf.org/external/french/pubs/ft/scr/2011/cr11307f.pdf